1 000 jours pour la planète : Camp de base, présenté par Radio-Canada
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Évelyne Daigle

Évelyne Daigle

Évelyne Daigle
Évelyne est de retour du Sedna IV

Tu es à bord du Sedna IV pour la mission 1 000 jours. C’est un bateau que tu connais déjà bien?

Oui, j’ai eu la chance de rencontrer Jean Lemire et de participer au tournage du film Rencontres avec les baleines du Saint-Laurent, qu’il a coréalisé en 1997. À cette époque, j’étais associée à la station de recherches sur les mammifères marins du Saint-Laurent. En 2008, j’ai été chargée de projet au Biodôme pour la présentation de Mission Antarctique au Biodôme. Je m’occupais particulièrement des communications en direct. J’ai également réalisé une exposition sur l’empreinte écologique à l’espace Sedna-Rebut global, sur les Quais du Vieux-Port de Montréal, dans le cadre du retour du Sedna IV de sa dernière mission dans l’Antarctique. Le bateau a passé tout l’été à quai et j’ai développé des visites guidées à bord et un programme scolaire sur l’Antarctique. Même si le Sedna IV a été entièrement rénové, je me sens quand même chez moi à bord!

As-tu toujours eu un intérêt aussi vif pour la mer et les bateaux?

Les voyages et la nature me passionnent! J’ai travaillé pour l’organisation Students on Ice en tant qu’éducatrice auprès de jeunes de 14 à 18 ans. Ces voyages étaient des expéditions scientifiques à bord de navires qui nous emmenaient dans des régions polaires comme l’Islande, le Groenland, la Terre de Baffin, les îles Falkland et l’Antarctique. J’ai découvert la beauté de ces environnements et le plaisir que j’avais à la faire connaître à des jeunes, à leur faire aimer cette nature sauvage.

Tu es une grande voyageuse?

Je suis biologiste de formation et j’ai eu la chance de voyager dans plusieurs coins de la planète, comme la Polynésie française, le Kenya, la Malaisie et le Costa Rica. Ça m’a fait prendre conscience non seulement de l’incroyable biodiversité de ces régions, mais aussi de la fragilité de cette biodiversité et de notre grande responsabilité dans sa préservation.

Et l’écriture dans tout ça?

J’ai écrit deux livres documentaires jeunesse qui ont été publiés aux éditions Les 400 coups : Tant qu’il y aura des baleines, en 2000, et Les saisons des manchots, en 2006. J’ai aussi été consultante pour la réalisation du livre Planète vivante aux éditions Québec Amérique, en 2010.
Pour moi, écrire est une autre façon de communiquer et de partager mon amour de notre belle planète.

En tant qu’éducatrice au Biodôme de Montréal, tu t’occupes particulièrement de la conception et de la réalisation de programmes éducatifs. Pourquoi voulais-tu t’impliquer dans la mission 1 000 jours?

Ce qui me motive dans cette mission, c’est d’amener une dimension encore plus forte, à partir du terrain, dans les communications en direct que je ferai avec les jeunes et le grand public du Québec. Faire partie de cette expédition autour du monde à bord du Sedna IV et témoigner de l’état de la biodiversité de notre planète, c’est pour moi le prolongement naturel de mes intérêts et de mes passions.