1 000 jours pour la planète : Camp de base, présenté par Radio-Canada
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Marika D’Eschambeault

Marika D’Eschambeault

Marika D’Eschambeault
Marika est de retour du Sedna IV

Tu seras d’ici la fin de l’année à bord du Sedna IV pour la mission 1 000 jours. As-tu déjà une certaine expérience de la navigation?

Oui, durant mon enfance, j’ai passé tous mes étés à bord d’un voilier. J’ai appris à naviguer et à me débrouiller à bord et j’aime passionnément la voile. Le Sedna IV est un bateau bien plus grand et bien plus complexe, mais je m’y sens très à l’aise, j’ai tous mes points de repère. Et l’aventure de la mission 1 000 jours est tellement extraordinaire : pour moi, c’est un rêve qui devient réalité.

Qu’est-ce qui t’attire tant dans cette mission?

Je suis extrêmement curieuse de nature. J’aime aller « voir les choses sur place ». Le monde naturel me remplit d’émerveillement : il y a tant de beauté à voir, tant de formes de vie que l’on ne connaît pas encore. Je me sens très proche de cette mission car je suis vraiment fascinée par la biodiversité, et particulièrement celle des pays tropicaux où j’ai voyagé.

Dans quelles circonstances as-tu appris à connaître ces pays?

Durant mes études en biologie à l’Université Laval, j’ai participé à un stage au Kenya et en Tanzanie, qui était organisé dans le cadre du cours Conservation et biodiversité exotiques. J’ai eu un véritable coup de foudre pour ces régions et, en même temps, la piqûre pour les voyages. J’ai visité une douzaine de pays tropicaux depuis et je suis toujours aussi curieuse de découvrir leur biodiversité et de rencontrer les gens qui vivent là-bas. La nature est d’une telle richesse, les gens vivent dans une relation tellement étroite avec elle : pour moi, chaque voyage est une expérience unique et chaque fois, j’en apprends davantage sur la complexité des écosystèmes tropicaux.

Quelle est la nature de ton travail à l’Insectarium de Montréal?

Depuis 2004, je conçois et j’anime les programmes scolaires et les animations à l’Insectarium. La communication m’intéresse énormément parce que c’est un moyen extraordinaire d’éveiller la curiosité des gens, de soulever des questionnements, d’attirer leur attention sur certains sujets et enjeux, comme la biodiversité par exemple, un enjeu qui nous concerne tous.

Tu t’es découvert une passion pour la vulgarisation scientifique?

Oui, j’ai été appelée à représenter l’Insectarium à plusieurs reprises auprès des médias, soit à la radio, à la télé ou dans les journaux. J’avais déjà une bonne base dans ce domaine car j’avais travaillé auparavant pour les Débrouillards et aussi pour le Centre des sciences de Montréal en tant que vulgarisatrice scientifique.

Comment vois-tu ta participation à la mission 1 000 jours?

Je veux mettre toute mon énergie à comprendre ce qui se passe sur notre planète et à témoigner de ce que je vois. Même à des milliers de kilomètres de distance, ça nous concerne tous. Nous avons la responsabilité de préserver la biodiversité de notre Terre : c’est ce que nous avons de plus précieux.