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Nos chercheurs

Nos chercheurs

Jacques Brisson – professeur titulaire, Université de Montréal

Que fait-il?

Jacques s’intéresse au contrôle du roseau ou phragmite, une sous-espèce envahissante introduite au Québec en 1916. Avec la construction de son infrastructure routière, le Québec a connu une explosion de phragmites, des plantes très résistantes qui prolifèrent en bordure des routes et étouffent les autres espèces. Son projet veut mettre au point une méthode pour contrer cette invasion en ensemençant d’un mélange de plantes indigènes à germination rapide les environnements qui ont été perturbés, avant que le phragmite ne les envahisse. Il étudie également les méthodes de dissémination de la plante et les façons d’inhiber la germination de leurs graines.

Qui est-il?

Professeur titulaire au département de sciences biologiques de l’Université de Montréal et membre de l’Institut de recherche en biologie végétale (IRBV), il est lauréat du prix 2012 d’excellence en enseignement (professeurs réguliers) de l’Université de Montréal. C’est un amoureux de la nature, qui s’intéresse au travail sur le terrain et aux découvertes.


Alain Cogliastro – botaniste, Jardin botanique de Montréal

Que fait-il?

Il reboise des terres qui ne servent plus à l’agriculture. Son projet se déroule actuellement en Montérégie, une région qui a perdu la majorité de ses forêts au cours de la dernière décennie, au point qu’aujourd’hui, seuls 15 % de son territoire possède encore un couvert forestier. Alain enrichit d’abord les terres agricoles abandonnées pour y planter des essences nobles qui croîtront rapidement – chêne rouge, chêne à gros fruits, noyer noir, cerisier tardif, érable à sucre, bouleau jaune, frêne. En plus d’augmenter la biodiversité de milieux naturels appauvris, ce bois deviendra ensuite un produit écologique qui pourra servir à fabriquer des objets durables comme des meubles.

Qui est-il?

Alain est un chercheur affilié et un professeur associé au département de sciences biologiques de l’Université de Montréal. Il est aussi professeur associé au département de biologie de l’Université Laval, chercheur associé au Centre d’étude de la forêt et membre de l’Institut de recherche en biologie végétale (IRBV). Dédié à la promotion de la culture de l’arbre, il est très proche des utilisateurs et des gens de terrain.


Alain Cuerrier – botaniste, Jardin botanique de Montréal

Que fait-il?

Il essaie de déterminer les meilleures méthodes pour cultiver la Rhodiola rosea, une plante dont les propriétés pourraient diminuer les risques de diabète et de la maladie d’Alzheimer. Utilisée traditionnellement par les peuples inuits, la Rhodiola est abondante dans le nord du Québec, mais comme c’est son rhizome qui est utilisé, elle risque d’être surexploitée par l’industrie pharmaceutique. En développant des plantations de Rhodiola et en impliquant les communautés inuites dans sa culture et sa transformation, Alain veut non seulement protéger l’espèce dans son lieu d’origine, mais aussi préserver le savoir traditionnel, et allier informations scientifiques et connaissances ancestrales.

Qui est-il?

Alain est un ethnobotaniste, professeur associé au département de sciences biologiques de l’Université de Montréal et membre de l’Institut de recherche en biologie végétale (IRBV). Préoccupé par la perte de la biodiversité culturelle et naturelle, il s’intéresse particulièrement aux plantes médicinales et au savoir traditionnel des peuples des Premières Nations.


Mohamed Hijri – professeur agrégé, Université de Montréal

Que fait-il?

Pour augmenter l’efficacité des plantes à absorber le phosphore présent dans le sol, Mohamed utilise des champignons microscopiques : les mycorhizes. Vivant en association avec les racines des plantes, les mycorhizes permettent aux cultures en terres agricoles de mieux assimiler le phosphore non soluble dont les sols sont saturés et d’augmenter la productivité. On pourrait ainsi réduire l’utilisation des engrais et prévenir la pollution des cours d’eau par l’écoulement du phosphore, une solution qui a déjà fait ses preuves dans les pays en voie de développement. Les mycorhizes étant détruites par les labours et les fongicides, leur utilisation entraînerait une révision des pratiques agricoles.

Qui est-il?

Mohamed est professeur agrégé au département de sciences biologiques de l’Université de Montréal et au Centre sur la biodiversité de l’Université de Montréal. Spécialisé en génétique moléculaire, en génomique environnementale et en biodiversité microbienne des sols, il veut contribuer aux connaissances et faire évoluer la science et la société.


Andrée Nault – conseillère scientifique, Biodôme de Montréal

Que fait-elle?

Par des actions sur le terrain, elle veut restaurer deux plantes menacées du Québec, le ginseng à cinq folioles et l’ail des bois. À cause d’une cueillette intensive et de la destruction de leurs habitats fragiles, la survie de ces deux espèces a été sérieusement compromise. En éduquant le public et en l’impliquant dans la préservation de ces plantes emblématiques de notre biodiversité, Andrée veut créer des réseaux de protection, développer des programmes – comme ceux initiés par le Biodôme : SEM’AIL, SEM’AILjr et un programme de restauration du ginseng qui se poursuit depuis 1994 – et mobiliser des ressources pour protéger les habitats et les populations de plantes existantes.

Qui est-elle?

Professeure associée au GREFi (UQAM), Andrée est titulaire d’une maîtrise en biologie de l’UQAM, d’un doctorat en botanique de l’Université de Kyoto (Japon) et d’un postdoctorat en écologie de l’Université McGill. Elle travaille activement avec des intervenants publics et privés pour promouvoir la conservation de notre flore indigène.